Au boulot en vélo avec… Louis Robitaille
Chaque matin, alors que plusieurs ajoutent volontiers une trentaine de minutes de plus à leur sommeil, Louis Robitaille monte sur son vélo pour traverser le pont de Québec afin de se rendre à l’École secondaire de l’Envol, où il travaille comme psychologue. Dès les premiers beaux jours du printemps : rien de plus normal pour lui, car troquer la voiture pour le vélo, il le fait depuis plus de 25 ans !
C’est toute une discipline que vous vous imposez chaque jour… Vous êtes sûrement une personne très motivée ?
Je n’ai aucun mérite. Cela fait tout simplement partie de mes habitudes de vie. Il y a quelques années, quand j’ai été engagé à la CSDN, je me suis dit : « Enfin, je vais pouvoir voyager en vélo ! » Cette année, ma saison de vélo a déjà bien commencé. J’ai déjà enregistré quelque 200 kilomètres à mon compteur, incluant mes sorties de fin de semaine.
Et combien faites-vous de kilomètres par saison ?
Je roule en moyenne 4000 kilomètres par saison.
On dit que la nuit porte conseil, pourrait-on également dire que faire du vélo porte conseil ?
C’est effectivement très inspirant ! Je suis une personne de nature assez distraite. Alors, faire du vélo chaque matin est pour moi une belle façon de réfléchir, de donner libre cours à mon imagination, de penser à mes projets… Parfois, de très bonnes idées me viennent à l’esprit lors de mon trajet vers l’école.
Avez-vous transmis cette bonne habitude à d’autres collègues de travail ?
Je ne saurais dire. Tout compte fait, je constate qu’il y a un véritable engouement des gens pour le vélo depuis les dernières années. Même qu’il y a souvent des embouteillages de vélos sur le pont de Québec le matin.
Parlez-moi de votre vélo : il doit être aux couleurs et aux tendances de l’heure avec tous les nouveaux gadgets dont on entend parler…
(Rires !) Pas vraiment. Je possède un vieux Cannondale datant des années 1990. D’ailleurs, je vais probablement le changer très bientôt. Mais je dois dire qu’il a toute une histoire mon vélo !
Ah Oui !? Quel genre d’histoire ?
J’ai acheté ce vélo à la suite d’un accident. C'était durant la première année où je travaillais à la CSDN. À cette époque, les casques étaient tellement laids. On ressemblait à des abeilles quand on les portait. Alors, je le mettais seulement quand il pleuvait… Et c’est justement lors d'une journée de pluie que je me suis fait frapper par une automobile. Mon vélo était brisé, mais je me suis relevé sans problème. Surtout, en jetant un coup d’œil à mon casque, j'ai vu qu'il était fendu à partir des quatre extrémités. Une chance pour moi, il avait absorbé tout le choc ! Depuis ce temps-là, je porte toujours un casque.
Dure, dure la vie de cycliste sur nos routes ! Savez-vous quel type de vélo vous allez vous acheter ?
Je veux un vélo conçu pour faire du « cyclo » parce que je vais bientôt partir quelques semaines en Europe.
Du « cyclo » ?
En fait, il existe différentes raisons pour lesquelles les gens adorent faire du vélo. Les uns préfèrent vivre les sensations fortes des montées et des descentes en montagne, les autres se lancent dans des impressionnantes compétitions de vitesse. Dans mon cas, ce sont surtout les cyclo voyages qui m’intéressent, c'est-à-dire partir avec ma tente et mes bagages sur mon vélo pour découvrir de nouveaux lieux, de nouveaux paysages...
Est-ce que ce sera votre premier voyage à vélo ?
Non, je me suis beaucoup promené depuis le début des années 80. Je suis allé en Nouvelle-Écosse. J’ai déjà passé deux mois en Europe. J’ai visité une partie de la Colombie-Britannique. Faire la côte ouest américaine, de Seattle jusqu’à San Diego, c’est extraordinaire ! La nature est saisissante. Dans l’État de Washington, il y a des forêts pluviales. Dans l’État de l’Oregon, on peut admirer les rochers sur le bord de la mer et les dunes de sable. Quant à la Californie, en plus de ses grandes villes, elle nous dévoile ses gigantesques forêts de Redwood. Il y a vraiment de beaux voyages à faire à vélo. Même au Québec, il y a tellement de coins charmants où je suis allé : L’Isle-Verte dans le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie, le Lac-Saint-Jean…
Quelles routes sillonnerez-vous durant votre prochain cyclo voyage en Europe ?
La Corse, l’Italie et peut-être une section des Pyrénées. Ce n'est pas encore décidé. Je me renseigne dans les guides et sur les sites Internet pour connaître les différents circuits.
Ça mijote ?
Oui, le projet est en pleine préparation !
Merci !
En attendant votre prochaine aventure sur les circuits étrangers, je vous souhaite une très belle saison de vélo.


