2007/09/16

Ce soir, on danse !

Par Marlène Lebreux, Communications
Paule Boulanger

Tous les mercredis, de vaillants employés de la CSDN s’adonnent à une matinale séance de «work-out» aux côtés de l'énergique Paule Boulanger, enseignante de danse à l’École secondaire les Etchemins. « Danser, ça réveille, ça stimule les neurones. Mais aussi quand tu danses, tu oublies tes problèmes, tu t’évades… », affirme celle qui enseigne la danse aérobique depuis maintenant 25 ans !

En plus de votre rôle d'enseignante, vous tenez également une école de danse qui porte votre nom. La danse est une véritable passion pour vous, n’est-ce pas ?
Oh oui ! J’ai commencé à suivre des cours de danse à l’âge de cinq ans. J’avais des troubles d’attention en classe et le psychologue avait suggéré à ma mère de m’inscrire à des cours de danse pour stimuler ma concentration. Depuis, je n’ai jamais arrêté. En cinquième secondaire , j’ai été boursière de l’École supérieure des Ballets Jazz de Québec. Ils ont payé mes études durant cinq ans. Tout en poursuivant ma formation collégiale et mon baccalauréat en enseignement, je consacrais 22 heures par semaine à mes entraînements. Je dansais donc tous les soirs, de 16 h à 22 h !

Pourquoi n’êtes-vous pas devenue danseuse pour une prestigieuse troupe, comme les Grands Ballets Canadiens, par exemple ?
C’était un rêve que je caressais, sauf qu'il fallait absolument avoir la silhouette parfaite de la danseuse. J’ai vraiment vécu une période où j’étais stricte concernant mon alimentation. Je me faisais peser et mesurer tous les jours pour espérer atteindre les proportions idéales exigées à l'époque. Mais je me suis rendu compte que ce ne serait jamais le cas.

C’était très exigeant et surtout très décourageant pour une jeune fille qui aspirait devenir danseuse professionnelle !
Effectivement. D’ailleurs, à cette époque, on entendait souvent parler de jeunes danseuses qui sombraient dans l’enfer de l’anorexie. Elles voulaient atteindre le modèle de la minceur que présentait la danseuse parfaite. Maintenant, ce n’est plus le cas. La danse a changé. Regarde Louise Lecavalier dans La La La Human Steps, elle est une danseuse bien musclée !

Parmi les spectacles de danse que vous êtes allée voir, nommez-en un qui vous a vraiment impressionnée ?
Il y en a plusieurs. Justement, il y a quelques semaines, je suis allée voir Stomp au Grand Théâtre. Il s’agit d’un mélange de danse, de percussion et de théâtre. J’aime aussi beaucoup les types de spectacles comme Le Dortoir de la compagnie de théâtre Carbone 14. Mais, je ne vois pas autant de spectacles que je le voudrais. Le problème est que, bien souvent, ils ont lieu les mardis soirs. Mais moi, j’enseigne ! Alors, je profite de mes temps libres pour m'inscrire à beaucoup de cours…

Vous suivez encore des cours de danse ?
Oui, aussitôt que j’ai du temps. L’année passée, j’ai suivi une formation intitulée Boot Camp, à Trois-Rivières. Cette danse s’exécute en portant des bottes de plastique. Les esclaves effectuaient ces mouvements pour communiquer entre eux. Ensuite, c’est devenu une véritable danse. C’est vraiment génial. Il y a toutes sortes de rythmes que tu dois faire avec les pieds. Ça crée un son bien spécial !

Vous aimez donc aller chercher des influences provenant d'ailleurs…
Le côté multiculturel est très important pour moi. Sur le plan musical, il est très enrichissant de se laisser inspirer par d’autres sons. Je veux faire découvrir à mes élèves d’autres types de musique, d’autres types de danse, d’autres cultures. Cela me rappelle cette fois où mes élèves dansaient sur une musique du Cirque du Soleil avec des bâtons. La cloche a sonné, signifiant la fin du cours, et elles ne voulaient même plus s’arrêter… Elles s’applaudissaient… La danse – qu'elle soit jazz, contemporaine, classique, à claquette, sociale, etc. – leur permet de vivre de grandes émotions.

Vous travaillez présentement surtout derrière la scène avec vos élèves. Aimeriez-vous de nouveau vous présenter sur scène et offrir des prestations de danse ?
Non. J’ai davantage le goût le relever le défi de l’enseignement et de la création. C’est fou, mais d’une année à l’autre, on dirait que j’ai toujours cette peur de ne pas avoir d’idées pour créer des chorégraphies nouvelles et imaginatives…

On reconnaît bien ici le syndrome de tout artiste. Vous avez en quelque sorte la peur de la page blanche !
Sauf que là, on pourrait plutôt appeler ça le syndrome de la scène vide !!!
Considérant votre entrain et votre bonne humeur, je suis certaine que vous ne serez jamais en panne d’idées. On a d'ailleurs déjà hâte de voir vos prochaines créations.


Merci Paule !

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