2007/01/28

Comme le battement d’ailes de papillon

Par Marlène Lebreux, Communications
Diane Laflamme

Un simple battement d'ailes de papillon peut provoquer une véritable tempête de l'autre côté de l'océan... Cette métaphore, que l'on appelle « l’effet papillon », révèle qu'un infime changement peut avoir de graves conséquences. Elle constitue cependant une image remplie d’espoir à travers le regard de personnes comme Diane Laflamme, enseignante au primaire au pavillon Notre-Dame de l’École des Petits-Cheminots, qui croit que nos petits gestes quotidiens peuvent contribuer à l'émergence d'une planète plus saine.

Depuis plus d’une dizaine d’années, vos activités de sensibilisation à l'environnement au sein de la Commission scolaire des Navigateurs démontrent votre amour pour notre belle planète. Qui vous a transmis ce désir de vous engager dans cette cause ?
J’ai rencontré Monique Fitzback quand je travaillais à l’École de Taniata. Elle était responsable de lancer le mouvement des Établissements verts Brundtland (EVB) dans la région de Québec. On la surnomme d'ailleurs la mère des EVB au Québec. La connaître m’a donné l'espoir que l’on pouvait changer des choses. Elle m’a transmis sa passion. Après son décès, la Fondation Monique-Fitzback a été créée en partenariat avec la Société canadienne du cancer. Je fais partie du conseil d’administration et on organise présentement des activités visant à sensibiliser les Établissements verts Brundtland à faire des campagnes de sollicitation à partir de produits équitables.

Les prédictions alarmantes annoncées par les études et observations scientifiques au sujet de l’évolution de notre planète vous font-elles peur ?
J’ai peur, mais pas au point d’être découragée. J’ai confiance en la jeunesse. Je crois aux effets bénéfiques que peuvent avoir tous nos petits gestes.

Alors, vous croyez sincèrement qu’individuellement nous pouvons faire quelque chose pour changer le monde...
Pour moi, l’environnement est symbole d’espoir. Il y a une phrase de Gilles Vigneault qui m’inspire tout particulièrement. Elle dit que la terre est un vaisseau spatial dans lequel nous sommes passagers. Ceci signifie que ce n’est pas nous qui décidons et que, par conséquent, nous avons des consignes à suivre. En ce sens, je dis toujours aux enfants que la terre est une planète qui nous est prêtée. C’est un cadeau qui nous a été fait et nous devons en prendre soin.
Pour ma part, je fais du recyclage à la maison. J'évite d'entrer dans le piège de la surconsommation. Je me tourne davantage vers les friperies. J’échange ou je donne du linge à des copines. Je préfère faire la cuisine plutôt que d’acheter des plats déjà préparés et je privilégie les achats locaux. Puis, je fais depuis deux ans avec mes élèves du lombricompostage. C'est un projet effectué en collaboration avec Québec’ERE.

Êtes-vous en train de me dire qu’il y a des vers de terre dans votre classe ?
Oui, plus d'une centaine ! Plusieurs autres écoles de la CSDN font également du lombricompostage. Cet été, on prêtera nos deux bacs de vers de terre à une famille d’accueil. Les parents, qui s’engageront durant la période estivale à continuer le lombricompostage à la maison, recevront de la documentation pour en prendre soin.

Et comment prenez-vous soin de ces fameux vers de terre ?
Ils sont nourris une ou deux fois par semaine avec des résidus de collation des enfants ainsi que d’aliments qu’ils rapportent de la maison comme des grains de café, des coquilles d’œuf, de la laitue, des pelures de carottes, etc. Les élèves doivent peser les aliments. On donne un gramme de nourriture par ver. Ils font donc des mathématiques ! Pour la plupart d’entre nous, un ver de terre a une allure plutôt répugnante. Cependant, le ver de terre est utile dans la nature. Les jeunes apprennent que son action permet d’aérer le sol et de réutiliser ce qui est bon dans les aliments en les décomposant et les transformant.

De quelles réalisations êtes-vous le plus fière ?
Depuis 1984, dans chacune des écoles où j’ai mis en place des comités en environnement, j’ai réussi à transmettre ma passion à des personnes qui continuent, encore aujourd'hui, à assurer les activités de sensibilisation des comités en environnement. Voilà ma plus grande fierté !

Pour terminer, sur quels projets travaillez-vous présentement avec les jeunes ?
Tous les ans, nous participons à la fête de la terre qui a lieu en mai à Québec. C’est une fête qui regroupe les EVB et d’autres écoles qui organisent des activités environnementales. Des trophées Toupaix sont remis à des écoles pour les féliciter de leurs actions parce qu'elles sont des exemples de solidarité, de pacifisme, de persévérance ou encore de saine utilisation de l’environnement. Cela fait plus de dix ans que les élèves de l’école et du service de garde présentent des projets. On a gagné à trois reprises. Et bien sûr, nous préparons le gala du 28 février prochain pour souligner le dixième anniversaire de l’École des Petits-Cheminots comme EVB. Les enfants sont très emballés par cet événement.


Merci !
Un petit geste peut changer le monde !

 

Commentaires

Il n'y a aucun commentaire pour le moment.

Envoyer un commentaire


Votre adresse ne sera pas affichée sur le site Web.
Pour vérifier la validité de votre envoi, veuillez répondre à la question mathématique suivante.

À mettre à vos agendas

----------

Sondage

Êtes-vous ?
----------