Grâce au Projet Cara Paz des élèves de l'École secondaire Champagnat, Guillaume-Couture
Des grands du secondaire sensibilisent des élèves du primaire aux ravages de l'intimidation
Pintendre – « Des fois, moi aussi, je me sens comme la tortue, seule dans ma carapace », confie une mignonne petite fille de 3e année en serrant très fort une grosse tortue de peluche verte dans ses bras. Ils rient de moi parce que je suis plus petite ! » « J’avoue que ça m’arrive de me moquer », avoue un autre. Certains enfants affirment qu’ils sont parfois le homard, parfois la tortue, donc parfois l’intimidateur, parfois l’intimidé. L’action se déroule à l’École des Moussaillons dans la classe de Danielle Lambert qui accueille ce matin-là, le 25 mars dernier, le Projet Cara Paz et sa troupe d’élèves de l’École secondaire Champagnat, Guillaume-Couture, l’équipe de journalistes de RDI et… les Communications de la CSDN.
Cara Paz, visage de paix en espagnol, a été mis sur pied par Lise Simard, l’animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire à l’École Champagnat, Guillaume-Couture. « Cette activité a pour but de sensibiliser les jeunes à la réalité de l’intimidation et de l’affirmation de soi. Elle invite les élèves à devenir des visages de paix dans leur milieu. Le projet permet aussi d’assurer un suivi entre l’animation spirituelle et l’engagement communautaire du primaire et du secondaire.» De fait, l’Avsec de l’École des Moussaillons, Mme Rosalie Gagné participait elle aussi activement à l’animation suivant la présentation théâtrale servant de déclencheur à la discussion des amis.
Assurément l’histoire de Cara Paz, une tortue victime d’intimidation, produit l’effet recherché sur les centaines d’élèves de 3e année rencontrés au cours des dernières semaines dans les écoles primaires par l’équipe de comédiens et comédiennes du secondaire. Crées par Mme Simard, les colorés personnages présentent tous des traits de personnalité et surtout de comportement qui exposent franchement aux enfants les ravages de l’intimidation. On y retrouve des victimes, des témoins passifs, des témoins actifs et des intimidateurs, comme dans la vraie vie !
Les élèves de secondaire, qui endossent de magnifiques costumes, ont soit été victime, harceleur ou témoin. Xavier est particulièrement touché quand il voit des plus jeunes être bousculés : «Je me revois et j’en souffre encore… », déplore-t-il. Leur message : « Parlez-en ! Ne restez pas renfermés, demandez de l’aide. »
« Ça prend beaucoup de courage pour faire ce qu’ils font ! », fait-on remarquer à Danielle Lambert, l’enseignante de 3e année qui a reconnu un de ses anciens dans la bande d’acteurs. « C’est comme cela qu’on s’en sort », opine-t-elle.
Leur démarche témoigne de beaucoup de compassion et d’humilité. Elle donne confiance en l’avenir. « Il ne suffit pas de parler de paix ; il faut croire en elle. Et il ne suffit pas d’y croire ; il faut la construire. », insiste Lise Simard.
Bravo Lise et félicitations à tous les participants !


