Des mordus d’impro partagent leur passion avec un ancien devenu champion national, Vincent Bolduc
Saint-Romuald – Par un beau vendredi de congé, le 25 avril dernier, une vingtaine d’élèves passionnés d’impro des écoles secondaires Champagnat, de l’Aubier, Pointe-Lévy et les Etchemins de la CSDN et quelques invités de la Côte-du-Sud se sont réunis à l’agora de l’École secondaire de l’Aubier pour vivre une expérience inespérée : une journée complète d’ateliers avec le comédien, auteur et champion national d’improvisation théâtrale Vincent Bolduc.
Vincent Bolduc en est à sa 8e année à la Ligue Nationale d'Improvisation. C'est à l'École secondaire les Etchemins, alors en 3e secondaire, qu'il a eu la piqûre. Depuis, il en mange ! L’an dernier, il était sacré champion du Tournoi des maîtres dans le cadre du Grand Rire de Québec.
À la demande de son ancienne commission scolaire et par passion pour l’impro, celui, qui est également scénariste à temps plein et demi ces temps-ci, a accepté l’invitation et s’est montré très généreux et proche des élèves, mais aussi très exigeant et rigoureux quant au respect des règles de son art.
« Attention, je veux une réplique clairement énoncée et dite à la bonne personne », de lancer le dynamique maître de cette intense journée de formation en leur rappelant, avec des techniques originales, voire insoupçonnées, l’importance de l’écoute, de la position de départ, du contact visuel, de la précision et de l’économie des moyens. Devant lui, des filles et des garçons ouverts, disponibles et attentifs, respectueux les uns des autres.
« En impro, tu ne te feras jamais juger », s’est exclamé Renaud Castonguay, un vétéran de l’Esle, pour rassurer une toute nouvelle recrue de l’Aubier, un peu intimidée.
« L'impro, c'est aussi un travail de partage, leur a aussi enseigné le pro de l’impro. Il faut apprendre à être généreux, à passer la puck à l’autre, garder le focus, ne pas avoir peur de risquer, puiser son inspiration dans le regard de l'autre... »
Une journée de formation riche en précieux enseignements qui seront à leur tour partagés et qui, espère-t-on, permettront de voir des équipes d’improvisation se multiplier dans toutes les écoles secondaires de la Commission scolaire des Navigateurs.
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