L’ECOLE POINTE-LEVY EST FIERE DE SES ELEVES ET REMERCIE SES PRECIEUX PARTENAIRES
Une première cafétéria sans vaisselle jetable à la CSDN
Lévis – L’École Pointe-Lévy de la Commission scolaire des Navigateurs (CSDN) a fait prendre un véritable virage vert à sa cafétéria en remplaçant la vaisselle jetable par de la vaisselle et des ustensiles lavables et en instaurant un meilleur système de récupération des déchets recyclables. Un changement majeur rendu possible grâce au soutien et à l’engagement de précieux partenaires et à la participation indispensable des élèves que les responsables étaient fiers de féliciter le jeudi 4 février lors d’un événement soulignant cette première à la Commission scolaire des Navigateurs.
« Juste un petit geste peut changer le monde », s’est exclamée l’initiatrice du projet de transformation de la cafétéria de l’École Pointe-Lévy, l’animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC), Mme Line Painchaud, en rappelant que l’idée avait d’abord été amenée par les élèves du Comité environnement qu’elle encadre dans l’institution scolaire de la rue des Commandeurs.
Endossé par la direction de l’école, le projet a aussi reçu le soutien de la Ville de Lévis, qui a fait réaliser une étude d’impact, et de la commission scolaire, qui a procédé à divers travaux comme le raccordement de la laverie et l’acquisition de divers équipements. « Depuis quatre ans, c'est plus de 30 000 $ qui auront été investis par la CSDN à la cafétéria de l'École Pointe-Lévy, a expliqué le président de la CSDN, M. Léopold Castonguay. Même si nous nous réjouissons de cette orientation, nous constatons qu’elle entraînera des dépenses d'énergie supplémentaires. Afin d'atténuer l'impact sur la facture énergétique, la CSDN est à analyser un projet de récupération de la chaleur contenue dans l'eau de lavage de la vaisselle et du secteur Coiffure du Centre de formation professionnelle de Lévis qui jouxte l’école », a encore mentionné le président Castonguay, se disant ravi que l’étude d’impact reconnaisse les efforts mis de l’avant par la CSDN en matière d’environnement.
Lors de cette activité de reconnaissance, Monsieur Jean-Claude Bouchard, conseiller municipal, président de la commission de l’environnement de la Ville et membre du Comité de suivi du Plan de gestion des matières résiduelles a tenu à mentionner : « Au nom du conseil municipal, je tiens à féliciter l’ensemble des acteurs et des partenaires engagés dans ce projet novateur qui démontre une fois de plus le souci des Lévisiennes et des Lévisiens de préserver leur milieu de vie. La Ville de Lévis est fière d’avoir accompagné l’École Pointe-Lévy dans son virage vert par l’intermédiaire du Service des Matières résiduelles. La réalisation d’une étude d’impact relative à l’utilisation de vaisselle lavable à la cafétéria a permis d’éclairer la décision des différents partenaires du projet et d’aller de l’avant. Aujourd’hui, nous encourageons les établissements scolaires lévisiens à suivre ce modèle inspirant ».
De fait, les conclusions des techniciennes en environnement du Service des matières résiduelles, Mmes Sophie Gagnon et Isabelle Peltier, sont éloquentes : « Les avantages environnementaux de la vaisselle lavable sont nombreux et marqués par rapport à la vaisselle jetable, autant en ce qui a trait aux gaz à effets de serre générés lors du transport qu’à l’utilisation des ressources naturelles pour sa fabrication. L’avantage le plus important concerne la production de déchets qui est pratiquement nulle ».
Avant le virage, 75 % des déchets produits par l’école provenaient de la cafétéria. « Une situation qu’on souhaite pouvoir inverser en passant de trois conteneurs à déchets à trois conteneurs de récupération et en ne conservant qu’un seul conteneur pour les déchets non récupérables », a exprimé le directeur de l’École Pointe-Lévy, M. Pierre Boulanger, satisfait de constater que cette diminution des déchets se traduira par des économies pour la Ville de Lévis et, partant, pour les contribuables.
Si le coût d’utilisation de la vaisselle lavable pourrait paraître plus élevé en raison de l’investissement de départ, il s’atténuera au cours des années suivantes. « Il faut retenir, disent les techniciennes, que les coûts pour la société sont beaucoup plus élevés lorsque l’école utilise de la vaisselle jetable, car le montant à débourser pour l’élimination des déchets produits s’élève à 15 364 $ par année alors qu’il pourrait être réduit à 3 841 $ si l’école utilisait de la vaisselle lavable. »
Cette étude de la Ville de Lévis et le soutien financier de plus de 10 000 $ de partenaires comme le Fonds écomunicipalité IGA, la Caisse Desjardins de Lévis et Recyc-Québec aura aidé l’École Pointe-Lévy à convaincre le conseil d’établissement, les élèves, les membres du personnel et surtout le concessionnaire d’adopter l’orientation écologique souhaitée.
Pour le concessionnaire Laliberté et associés, qui sert entre 500 et 600 repas par jour à la cafétéria de Pointe-Lévy, cela signifiait tout un changement de cap. Le directeur de l’École Pointe-Lévy a d’ailleurs tenu à rendre hommage au personnel de la cafétéria en soulignant leur grande compréhension. « Évidemment, les révolutions vertes ne sont pas toujours roses, mais ici à Pointe-Lévy, les nuages noirs ne restent jamais longtemps, s’est réjoui M. Boulanger, et quand on sait que c’est pour contribuer à un ciel plus bleu, tout le monde redevient rapidement plus heureux ! »
Estimant qu’il s’agissait là d’une initiative réjouissante et porteuse d’avenir, la directrice générale de la CSDN, Mme Joanne Plourde, s’est dite persuadée que ce bel exemple de réussite saura inspirer les autres écoles secondaires du territoire. « Bientôt, on verra les bacs de recyclage chasser les poubelles et renverser la tendance. Et qui sait ? Peut-être même un jour des bacs à compostage s’installer à leurs côtés et des jardins communautaires fleurir près de nos écoles !»


